Scène de la vie quotidienne dans la cuisine du café-restaurant. Les habitués sont là, devant leur tasse de café, quand arrive inopinément et bruyamment la voisine des Tellier.

   " La Yoyotte, comme on la surnommait familièrement dans le voisinage, fit irruption sans frapper. Bouleversée, la figure écarlate, au bord de l'apoplexie, elle n'arrivait pas à articuler, et chaque mot sortant de sa bouche s'accompagnait de grands mouvements de bras :

   - Le Joseph ! Le Joseph! Pas rentré ! Disparu... !

    Ahuris, les Legris se levèrent d'un bond. Délaissant sa cafetière, Yvonne se précipita vers la visiteuse :

   - Qu'est-ce que vous nous racontez là ? Qu'est-ce qui se passe ?

   - La Justine Mochat vient de me téléphoner ! Elle n'a pas revu son homme depuis deux jours......... "

   La gendarmerie enquête aux établissements Lapierre, employeur de Joseph Mochat. Dans le tiroir du bureau de l'intéressé, ils trouvent des lettres. Après en avoir pris connaissance, ils les passent à l'entrepreneur.

   " A haute voix, il lut :

   - Si tu tiens à ton matricule, ne raconte à personne ce que tu as vu, l'autre jour, au bord de la Loire !

   .............. Tu as trop parlé, dimanche. Ton compte est bon. Si tu veux vivre encore longtemps, dépose samedi prochain, le 26, à 23 heures, au lieudit les Carrières, à Chavignon, cinquante mille francs en espèces, dans un sac ficelé. Tu le poseras derrière le chêne sur lequel est cloué un panneau "Chasse interdite".......

   ................ Un seul mot, et tu es un homme mort !

   ................ Ne va plus chez les Tellier, le vin est mauvais conseiller.................."